Depuis notre agence à Port-Louis, nous voyons l'île Maurice comme une terre bien plus contrastée que les brochures balnéaires le laissent croire. En 65 kilomètres du nord au sud, on passe des plages de sable blanc de Trou aux Biches aux pitons basaltiques du Sud-Ouest, en traversant le plateau central planté de cannes à sucre et ponctué de villages tamouls, créoles et sino-mauriciens.
Quatre régions structurent un voyage cohérent. Le Nord, autour de Grand Baie, concentre vie nocturne et excursions vers les îlots. L'Ouest, de Flic en Flac à Le Morne, offre les plus beaux couchers de soleil, le kitesurf et la plongée sur les tombants de la Pointe aux Sables. Le Sud sauvage déroule ses falaises depuis Gris-Gris jusqu'à la cascade Chamarel, dans une végétation tropicale dense. À l'intérieur, le Parc national des Gorges de Rivière Noire abrite encore le crécerelle de Maurice et le pigeon rose, deux espèces sauvées de l'extinction.
La cuisine raconte mieux qu'un musée l'histoire de l'île : dholl puri à 30 roupies au marché de Port-Louis, vindaye de poisson dans une table d'hôtes de Mahébourg, gâteaux piments à l'apéritif. Pour un premier voyage, nous conseillons 10 à 12 jours pour combiner une base balnéaire, deux ou trois nuits dans l'intérieur et une extension à Rodrigues, l'île sœur à 1h30 de vol qui conserve un rythme oublié ailleurs.
Chaque région a sa personnalité : climat, paysages, rythme de vie et façons de voyager. Notre équipe locale vous aide à choisir la combinaison qui vous correspond.
C'est la région la plus animée de l'île, organisée autour de Grand Baie, Pereybère et Cap Malheureux avec sa petite église au toit rouge. Les plages de Trou aux Biches et Mont Choisy s'étirent sur plusieurs kilomètres de sable fin, protégées par le lagon. Depuis ces points de départ, nous embarquons les voyageurs vers les îlots du Nord : Coin de Mire, Île Plate et Île aux Serpents, accessibles en catamaran à la journée. La température de l'eau descend rarement sous 24°C, même en hiver austral. Le soir, la rue Royale de Grand Baie concentre restaurants créoles et tables de poisson grillé. Bon compromis pour une première base familiale.
De Flic en Flac à Le Morne Brabant, la côte ouest aligne lagons calmes et tombants accessibles aux plongeurs. À Tamarin, les vagues attirent les surfeurs et l'on croise parfois les dauphins à l'aube au large de la Baie. Le Morne, classé Unesco pour la mémoire des esclaves marrons, dresse son piton à 556 mètres au-dessus d'une presqu'île battue par les alizés, terrain de jeu des kitesurfeurs entre juin et septembre. À l'intérieur des terres, la route grimpe vers Chamarel, ses terres aux sept couleurs et sa cascade haute de 100 mètres. Couchers de soleil sur l'horizon dégagé chaque soir vers 18h.
Le Sud change radicalement de visage. Plus de barrière de corail à Gris-Gris : les falaises tombent directement dans l'océan, et le vent y est constant. Autour de Souillac, Bel Ombre et la Vallée de Ferney, on randonne dans des forêts de tecks et d'ébéniers, on visite les anciens domaines sucriers et la réserve de Rochester Falls. Le Parc national des Gorges de Rivière Noire s'étend sur 6 754 hectares et abrite les derniers oiseaux endémiques. C'est aussi la région où nous envoyons les voyageurs qui veulent une île Maurice plus rurale, avec des tables d'hôtes dans des maisons créoles et peu de circulation après 19h.
Le plateau central, entre 400 et 600 mètres d'altitude, offre 4 à 5 degrés de moins que la côte, une pluviométrie plus marquée et une végétation dense. Curepipe, Moka et Floréal forment l'épine dorsale urbaine, avec le Jardin botanique de Pamplemousses et ses nénuphars géants Victoria amazonica à proximité. Le marché aux fleurs de Port-Louis, capitale administrative, ouvre dès 5h30. La région concentre aussi les randonnées : Trou aux Cerfs, ancien cratère volcanique, et le Pieter Both, deuxième sommet de l'île à 820 mètres. Pour comprendre le métissage mauricien, un détour par l'Aapravasi Ghat, mémorial des engagés indiens, s'impose.
La côte est, de Belle Mare à Trou d'Eau Douce, est la plus préservée du tourisme de masse. Les plages s'étirent face au lever du soleil, le lagon y est large et peu profond, idéal pour les enfants. Depuis Trou d'Eau Douce, des pirogues rejoignent l'Île aux Cerfs en 10 minutes, plus calme en semaine et en début de matinée. La région est aussi plus exposée aux alizés, ce qui rafraîchit l'air entre juillet et septembre, autour de 22°C en journée. Nous l'aimons pour les couples cherchant le calme, avec des tables comme le Château de Bel Ombre ou les pieds dans le sable à Palmar.
À 1h30 de vol de Maurice, Rodrigues conserve un rythme que la grande île a perdu. 18 kilomètres de long, 8 de large, 43 000 habitants et un lagon deux fois plus grand que l'île elle-même. Port Mathurin s'anime le samedi matin avec son marché aux ourites et aux piments confits. On randonne jusqu'à la Caverne Patate, on déjeune dans les coopératives de femmes à Saint-François, on traverse en pirogue vers l'Île aux Cocos pour observer les sternes. La cuisine y est plus rustique, à base d'ourite séchée et de maïs. Trois à quatre nuits suffisent pour en saisir l'esprit, en extension d'un séjour mauricien.
Des expériences uniques pour chaque type de voyageur.
Temples, musées, sites historiques
Parcs nationaux, montagnes, forêts
Littoral, îles, sports nautiques
Observation animale, sanctuaires, réserves
Trek, kayak, escalade, sports outdoor
Cuisine locale, marchés, cours de cuisine
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